|
Luigi
CAPOGROSSI COLOGNESI, Le statut des terres dans
l'Italie républicaine. Un aspect de la
romanisation des campagnes (IVe-Ier siècle
avant J.-C.).
Résumé :
Le
régime des terres de l'Italie
républicaine repose sur deux constantes qui
ont marqué les paysages : la limitatio et le
rapport entre terres privées et publiques.
La conquête et le sort des terres des vaincus
ont multiplié les intermédiaires
entre ces deux situations. Toutes ces terres
n'étaient pas passées en pleine
propriété aux seuls citoyens romains.
Les colonies latines, étrangères
à la citoyenneté complète,
forment un cas particulier, par le nombre important
de colons installés et par l'ampleur des
lots distribués. Des " vaincus " ont
conservé ou retrouvé leurs terres. La
période de la Guerre sociale (90-88 avant
J.-C.) et l'organisation municipale
provoquèrent une réorganisation du
droit, sans faire cesser la multiplicité des
régimes. La limitatio ne s'est pas
imposée partout. L'autorité juridique
qui s'est exercée sur les terres des
colonies, des municipes, des préfectures,
des oppida et fora a dû tenir compte de la
diversité des situations foncières et
des droits qui préexistaient à la
conquête.
Mots-clés :
Agriculture, colonies,
citoyenneté, droit foncier, Guerre sociale,
Italie romaine.
Mireille
MOUSNIER, Mesurer les terres au Moyen Âge. Le
cas de la France méridionale.
Télécharger la
traduction
des notes de l'article
Résumé
:
Les chartes de coutumes informent sur les pratiques
de l'arpentage, mais à travers les
dispositions normatives. Notaires, percheurs et
agrimenseurs apparaissent peu mais allient
technique vivace, méthode et bonne foi. Les
indications sur les mesures sont insuffisantes pour
évaluer la morphologie agraire tant les
perches sont multiples. L'arpentage est au service
d'autres intérêts : organiser le
prélèvement seigneurial sous le
contrôle vigilant des communautés.
L'espace lui-même est devenu une
catégorie comptable quantifiable,
entraînant des règles de
proportionnalité, une rationalité
nouvelle. Les grandes rivalités
seigneuriales et royales, les innombrables
opérations de peuplement se sont
montrées soucieuses d'une intervention
organisatrice de l'exploitation économique.
Mots-Clés
:
Arpentage, chartes de coutumes, mesure, Midi,
perche.
Jean-Pierre
DELHOUME, L'élevage bovin en Limousin au
XVIIIe siècle. Des bœufs gras pour
Paris.
Télécharger le
texte
intégral
Résumé : Alors que le Limousin
est souvent décrit comme un pays pauvre,
isolé et archaïque, c'est depuis
longtemps une terre d'élevage, qui s'est
orientée précocement vers la
commercialisation de bœufs gras, destinés
surtout à la capitale. L'exploitation
judicieuse des caractéristiques naturelles,
des produits locaux abondants et de faible
coût - foin, raves, châtaignes -
l'irrigation des prés de fauche et
l'engraissement des bœufs de pouture à
l'étable l'hiver, ont permis de fournir des
animaux gras au marché parisien au moment de
l'année où les autres provinces comme
la Normandie ne l'approvisionnent que faiblement.
De ce fait le Limousin est inséré
depuis longtemps dans le marché national.
Mots-Clés : Alimentation,
bœufs de pouture, commercialisation, élevage
bovin, engraissement, marché parisien,
pré de fauche.
François PLOUX, Luttes
de factions à la campagne. L'exemple du Lot
au XIXe siècle .
Résumé : L'opposition du parti
du maire et du parti du curé, souvent
décrite comme la forme emblématique
de la querelle villageoise sous le régime du
Concordat, n'est qu'une manifestation parmi
d'autres du conflit de factions,
caractéristique de la vie des
collectivités rurales tout au long du xixe
siècle. Ces affrontements sont
étudiés ici à partir de
l'exemple des communes du Lot (Haut-Quercy). Si
l'enjeu des disputes reste pour l'essentiel local,
les deux camps expriment souvent leur opposition
dans le langage de la politique nationale.
Cependant cette politisation des disputes ne se
manifeste pas d'une manière linéaire
et inéluctable. En observant les
mécanismes de la formation des partis
villageois, qui font jouer simultanément
plusieurs types de solidarité, on peut
évaluer dans quelle mesure l'affiliation des
villageois à l'un ou l'autre de ces partis
reflète leur inscription dans les
réseaux de solidarité locaux.
Mots-Clés
:
Anticléricalisme, clergé rural,
communauté villageoise, commune, faction,
municipalité, paroisse, politisation.
Commander
ce numéro / Order this book
Ecrire
à la rédaction/ Write to the
redaction
|